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Mercredi après-midi, pour le premier entraînement à haute intensité des Bleus à Capbreton, Thomas Ramos portait le numéro 15 dans le dos, Laissant à penser qu’il possède une longueur d’avance sur son partenaire Melvyn Jaminet. Un choix notamment dicté par l’évolution de l’animation offensive.
C’était lundi, lors de la présentation officielle du Tournoi des 6 Nations à Londres. Le sélectionneur du XV de France a prononcé cette phrase qui n’avait rien d’anodine : "J’ai envie de parler de repossession plus que de dépossession." Cela signifiait-il une évolution de l’animation offensive des Bleus, déjà évoquée quelques jours plus tôt par le sélectionneur ? Sûrement.
Parce que, si le technicien a présenté – dans ces colonnes la semaine dernière – le pied droit de Melvyn Jaminet comme "le plus long et le plus haut du circuit international", c’est qu’il n’a pas d’équivalent quand il s’agit de repousser constamment l’adversaire dans son camp. Mais, titulaire depuis l’été 2021 en sélection, l’ancien arrière perpignanais était forfait pour la dernière tournée de novembre. En son absence, son partenaire et concurrent à Toulouse, Thomas Ramos, a enfin eu sa chance avec les Bleus. Et l’a saisie, avec trois prestations très convaincantes contre l’Australie, l’Afrique du Sud et le Japon. De quoi brouiller clairement les pistes pour la suite.
Jaminet de retour, la principale interrogation concernant la composition pour aller défier l’Italie, le 5 février prochain, se situait sur le poste d’arrière. Alors, Ramos ou Jaminet ? Même si le premier nommé n’a plus joué en match officiel depuis le 18 décembre avec son club contre Sale, après avoir écopé d’une suspension de cinq semaines qui a pris fin dimanche soir, c’est bien lui qui portait le numéro 15 mercredi après-midi, pour le premier entraînement à haute intensité des Bleus en stage à Capbreton. Cela signifie-t-il que l’intéressé possède une longueur d’avance sur son coéquipier ? Cela y ressemble grandement, surtout lorsque l’on se réfère aux propos de Galthié énoncés plus tôt.
Ses qualités de relanceur et de meneur de jeu (lui qui a régulièrement œuvré avec succès à l’ouverture) peuvent évidemment s’avérer précieuses si les Bleus souhaitent avoir davantage de maîtrise. Galthié a ainsi clarifié sa pensée : "À quel moment on utilise l’espace, à quel moment on joue au pied, pour identifier les espaces libres dans le second rideau, voire dans l’en-but ? Il faut penser à ce qu’il se passe après, l’action ne s’arrête pas quand le ballon est déposé dans les zones recherchées. Il faut constamment être prêt à le récupérer. En employant le mot repossession, cela change la vision du rugby." Vendredi dernier, Ramos se disait prêt, dans Midi Olympique, à assumer ce rôle de titulaire sur le Tournoi : "J’y vais pour jouer. Si c’est le cas, cela signifiera que j’ai fait ce qu’il fallait en novembre."
Une autre question entoure le deuxième strapontin à l’aile. Jonathan Danty forfait, le Bordelais Yoram Moefana a logiquement été replacé au centre aux côtés de l’innamovible Gaël Fickou. Et c’est le Lyonnais Ethan Dumortier qui a enfilé la tunique floquée du numéro 11 à Capbreton, au détriment du Toulousain Matthis Lebel. Le joueur du Lou pourrait-il célébrer sa première sélection à Rome ? Ce n’est pas à exclure, mais Gabin Villière debrait revenir à la compétition ce week-end avec Toulon et, si tout se passe bien pour lui, rien ne l’empêcherait d’être rappelé avec le XV de France dès lundi et de postuler pour la première journée du Tournoi.
Devant, c’était en revanche plutôt du grand classique, du côté de Capbreton, par rapport à la tournée de novembre. Si le pilier droit Uini Atonio, qui revenait d’une blessure à un genou samedi dernier à Northampton, a été préservé pour la mercredi, et si le Bordelais Sipili Falatea a opéré avec les titulaires de la première ligne Cyril Baille et Julien Marchand, le Rochelais tiendra bien sa place à Rome. En réalité, la seule petite inconnue dans la cage était la suivante : qui pour accompagner Paul Willemse en deuxième ligne ?
Cameron Woki blessé, Thibaud Flament était le grand favori, lui qui avait débuté l’épisode automnal dans le XV de départ. Et c’est bien le Toulousain qui portait le numéro 4, lui qui a aussi fait son retour de blessure (ischios) dimanche dernier contre le Munster, après un mois d’absence. Enfin, en troisième ligne, son coéquipier François Cros – revenu également après son opération du genou – ne semble pas avoir (encore ?) bousculé la hiérarchie. Anthony Jelonch, Charles Ollivon et Grégory Alldritt étaient ainsi associés.
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