Publié le 26/10/2022 à 10h00
Guillaume Clerc
Avant de fouler les pelouses de Pro D2, Christiaan Erasmus a dû briser quelques barrières et se faire un nom dans des divisions beaucoup moins médiatisées. Arrivé en France en 2015, depuis l’équipe sud-africaine des Free State Cheetahs, basée à Bloemfontein, l’ailier formé au poste de demi de mêlée a atterri à Niort, qui évoluait alors en Fédérale 2. Loin de ce qu’il avait pu imaginer en quittant son pays natal.
J’ai écouté un agent qui m’a simplement dit que j’aurais une opportunité de jouer en France en étant payé pour cela. En arrivant, quand j’ai découvert le niveau et les infrastructures, j’ai été choqué.
« En fait, j’étais très jeune et un peu naïf. Je ne connaissais pas la différence entre Fédérale 2 et Pro D2. J’ai écouté un agent qui m’a simplement dit que j’aurais une opportunité de jouer en France en étant payé pour cela. En arrivant, quand j’ai découvert le niveau et les infrastructures, j’ai été choqué. Et puis je me suis dit qu’il allait falloir se battre pour connaître le haut niveau », explique-t-il, dans un français impeccable.
Derrière le pack de Niort, le Sud-Africain s’illustre chaque week-end, mais sans attirer l’intérêt des équipes professionnelles. « J’ai connu deux premières années compliquées en France. Personne ne connaissait mon nom et, même en inscrivant quinze essais la première saison, je n’avais aucun contact. »
Il passe un essai à Vannes, mais son statut de non-Jiff (Joueur issu des filières de formation) le dessert. « C’était la première fois que quelqu’un me remarquait, c’était Jean-Noël Spitzer, le manager de Vannes. Encore une fois, j’ai découvert là le système des Jiff. Je pourrais être considéré comme tel aujourd’hui si l’agent en question m’en avait parlé à mon arrivée. J’aurais pu rejoindre un centre de formation et ça aurait accéléré les choses pour moi. J’ai fini par trouver un chemin pour jouer en Pro D2 mais il y en a qui restent sur le carreau à cause de ces pratiques. »
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Même si ça prend du temps, les portes finissent par s’ouvrir après la montée de Niort en Fédérale 1. « J’ai rejoint Aubenas, un club qui est davantage regardé. Et ensuite Bourg-en-Bresse où on a été champion de France de Nationale en 2021. » C’est ainsi, après six saisons en France, que Christiaan Erasmus gagne le droit d’évoluer en Pro D2, où il croise la route de l’USON.
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Dans le sprint final d’une saison qui se terminera par une relégation, le promu bressan accueille les Neversois, vendredi 24 avril. La victoire nivernaise scelle quasiment le sort des Bressans mais Erasmus tire son épingle du jeu.
« C’est le match où j’ai touché le plus de ballons de toute la saison, je pense. Parfois, sur certains matches à l’extérieur, les ailiers ne voyaient pas le ballon. Contre Nevers, j’avais vraiment pu m’exprimer. Le mardi suivant, j’avais signé le contrat avec l’USON, même si j’avais une clause pour rester à Bourg en cas de maintien. »
Dans la Nièvre, l’ailier, qui avait encore dépanné à la mêlée à Bourg-en-Bresse, pourra davantage exploiter ses qualités de vitesse et d’explosivité, comme sur son premier essai en jaune, inscrit face à Rouen. « C’est un régal pour moi. Le jeu des trois-quarts nous donne beaucoup de ballons et le plan de jeu me plaît. Je suis content d’avoir marqué parce que c’est comme ça qu’on gagne la confiance de ses coéquipiers. C’est très important. »
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À Nevers, l’ancien Burgien fait aussi face à une concurrence plus rude. « On est vraiment nombreux au poste d’ailier et ça tourne beaucoup. Tout le monde a sa chance et c’est gage d’exigence. Il faut travailler encore plus pour faire ses preuves quand on est sur le terrain. » Jusqu’à maintenant, il a disputé quatre rencontres en huit journées et devrait être aligné face à Grenoble, jeudi 27 octobre (21 h).
Et le Sud-Africain n’est pas du genre à masquer ses ambitions. « Grenoble, c’est une grosse équipe. Mais on va là-bas pour gagner, on est missionnés pour ça. Je sais qu’on est capables de le faire, on a tout pour. Comme à Colomiers, où on est à deux doigts de gagner. Il ne nous manque rien. Si on règle quelques détails, on pourra réussir. »
Suivez, en direct sur lejdc.fr, la rencontre de l’USON Nevers à Grenoble, jeudi 27 octobre, à partir de 20 h 30 (coup d’envoi à 21 h).
Guillaume Clerc
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