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Champion de France en 1990 et vainqueur du challenge Yves du Manoir en 1991 avec le Racing Club de France, Eric Blanc est le fondateur avec quelques-uns de ses co-équipiers de l'époque de la marque Eden Park. De passage à Arcachon pour inaugurer une boutique de sa marque, il est passé par 100%UBBB
Avec une carrière de presque 20 ans de 1976 à 1995, Eric Blanc connaît le rugby par cœur. Un rugby qui lui a apporté des joies en tant que joueur mais aussi sa reconversion professionnelle. En 1987/88, il a fondé la marque Eden Park s’inspirant du fameux nœud de papillon rose qu’il arborait en jouant avec le Racing club de France. Ce jeudi 13 octobre, il vient d’ailleurs inaugurer une boutique Eden Park à Arcachon, l’occasion pour lui et ses équipes de soutenir l’association Defi d’Elles de Christelle Gauzet. Les souvenirs du terrain, le rugby d’aujourd’hui, la création de la marque et la saison du Racing 92 quelques-uns des sujets évoqués par Eric Blanc dans 100%UBB
_Eric Blanc :  _Moi je suis un pro VAR parce qu’aujourd’hui il y a encore des gens qui combattent l’outil. C’est vrai qu’il n’est pas tout le temps maîtrisé. Il faut après que le corps arbitral avec ceux qui sont devant les caméras et l’arbitre central à qui on donne toujours la responsabilité de choisir, d’aller voir par exemple "la télé" au 50 mètres pour prendre sa décision. Mais il y a quand même 3 ou 4% d’erreurs de temps en temps, malgré le Var. Mais aujourd’hui, il y a 95% de justice sportive qui est rendue, je vois le Top14, je le regarde de long en large. Et il y a encore des erreurs sur des en avant. Ce qui me rend fou parce que l’en avant pour moi au rugby, c’est, on va dire, la règle numéro un. On est le seul sport au monde où on doit avancer en faisant des passes en arrière. Volley, basket, foot. Vous faites ce que vous voulez, même la NFL aux Etats-Unis. Et nous, on est pas vigilants. Et un en avant, on m’a toujours appris même de 50 centimètres, ça peut faire une différence sur un franchissement. Et moi je pense que de temps en temps je vois qu’il y a des essais accordés avec des en avants de passe, dans l’esprit on peut dire que l’essai est magnifique, mais il faut siffler et protéger cette règle-là, sinon ça devient du football américain.
Déjà sous l’impulsion de la construction du professionnalisme, même si la ligue a été créée en 98 à l’époque avec Serge Blanco, on va dire que c’est l’époque de Mourad Boudjellal en 2008/2009 puis Jacky Lorenzetti de ces grands industriels ou des hommes qui avaient réussi dans le business qui ont pris les clés du camion de pas mal de clubs. Là-dessus, on a été ouvert pour que la Ligue se construise avec beaucoup d’étrangers. Le tripl champion d’Europe Toulon 2013/2014/2015 avec le doublé en 2014 fait que les Français n’avaient pratiquement plus leur place et on a laissé faire, quelle que soit même les pratiques budgétaires, pour faire venir les plus grands joueurs de la planète. Une fois qu’on a installé, je dirais, le Top14 tout en haut de l’échiquier, économiquement parlant, parce qu’il fallait le faire. On est revenu avec un naufrage de l’équipe de France après la Coupe du monde 2011, 2015 jusqu’à 2019, ça s’est redressé. Mais on s’est aperçu que les joueurs français et les jeunes joueurs n’avaient plus leur place et jouaient pratiquement pas et surtout à des postes clés. Donc là, les intérêts de l’équipe de France étaient contre les intérêts de la Ligue, les présidents et la fédé, ils ont réussi au bout de sept ans, huit ans vu les résultats des bleus blanc rouge à changer un peu la règle et aujourd’hui il y a des JIFF (Jeunes issus de la formation française), il en faut 17 sur la feuille de match. Vous pouvez être étrangers, avoir passé plus de trois ans dans un centre de formation. Moi, à vrai dire, je mettrais la règle à cinq ans parce que je trouve que trois ans, si vous faites venir un gamin de 17/18 ans, au bout de trois ans, s’il n’a pas joué en équipe nationale avant il peut jouer pour l’équipe de France, en tout cas, il peut être JIFF. Moi je pousserai la barre à cinq ans. On a eu aussi deux titres de champion du monde des moins de 18 ans, on s’est aperçu qu’il y avait des joueurs français. Fallait-il encore leur faire de la place ! Sinon, l’équipe de France aujourd’hui, dont on vante les mérites, ne serait pas là. 
Disons qu’il est sur courant alternatif, on ne sait pas trop. On a même l’impression que c’est une année peut être de transition. Mais il est clair que le Racing n’a pas retrouvé son rythme de croisière. Donc Laurent Travers va être le  président du directoire, on a déjà Stewart Lancaster qui arrive avec qui, on ne sait pas. Est-ce que certains resteront ou partiront au niveau du staff ? Il y en a déjà qui vont partir, c’est clair et net. On ne sait pas trop le recrutement, on voit que c’est une fin de cycle. En plus des joueurs absents comme Le Roux, Lauret qui va partir à la fin de la saison, vous perdez Vakatawa malheureusement pour lui sur un arrêt du rugby définitif, Figou est blessé, ce n’est plus la même équipe. La confiance, elle n’est plus là, elle fait moins peur, elle est moins solide devant. Il y a des doutes qui s’installent, donc ils sont en train de ramer. Je ne sais pas trop quoi en penser. Ils ne sont pas à leur niveau, c’est clair et net et ils sont bons à prendre. Ça c’est clair. Regardez à l’extérieur, ils ont perdu à Bayonne, ils ont fait une premier mi-temps, on va dire convenable. Ils menaient 18-8 mais avec un essai de 100 mètres sur zéro passe avec un jeune ailier qui est allé entre les perches. Derrière, Bayonne s’est révolté et à tabasser le Racing. Donc je pense qu’on n’a pas les garanties aujourd’hui totalement devant et ni dans le rugby de mouvement offensif, il y a toujours des erreurs, des absences. C’est une équipe qui doute et je ne sais pas quelle saison elle va nous sentir réellement. 
Disons que ça fait toute notre vie professionnelle parce que ça fait 35 ans. Donc on est parti sur cette idée, un peu à la base, on avait joué deux finales du championnat de France avec un nœud de pap rose autour du cou. Le rose, c’était notre couleur de l’époque parce qu’on mettait des caleçons roses. On avait une mascotte qui était une panthère rose dans les années 84-86 bien avant le titre et on faisait nos conneries qu’on était dans le groupe B et pas dans le groupe A. Et puis Paparemborde et Jean-Pierre Rives et l’équipe a commencé à grandir un peu et a joué dans la cour des grands, mais on faisait toujours nos frasques, on avait toujours des envies, on était un peu décalés. Mais parce que le rugby à Paris de l’époque, nous, on jouait, comme on vivait. Donc on dénotait un peu. Mais vous savez, dans le Sud-Ouest, il y a énormément de dérision, d’humour, de chambrage. Mais bon, à l’arrivée, il y avait quand même beaucoup de gens qui appréciaient notre état d’esprit. Et puis bon, on avait un jeu à l’époque, peut-être pas flamboyant, mais on avait une idée du jeu d’essayer de pratiquer un jeu de mouvement, d’évitement.
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