Le Stade Montois va donc passer une trêve (un peu) plus sereine. Loin de leurs standards de la saison dernière, englués en milieu de tableau après trois revers de rang – une première depuis octobre 2020 –, les jaune et noir ont renoué avec le succès de belle manière ce vendredi 4 novembre (25-9), face à une équipe de Colomiers qui arrivait pourtant en pleine bourre, après trois succès en quatre matchs, dont son premier bonus offensif de la saison. « Il faut féliciter cette équipe qui a joué avec efficacité et qui nous a constamment…
Le Stade Montois va donc passer une trêve (un peu) plus sereine. Loin de leurs standards de la saison dernière, englués en milieu de tableau après trois revers de rang – une première depuis octobre 2020 –, les jaune et noir ont renoué avec le succès de belle manière ce vendredi 4 novembre (25-9), face à une équipe de Colomiers qui arrivait pourtant en pleine bourre, après trois succès en quatre matchs, dont son premier bonus offensif de la saison. « Il faut féliciter cette équipe qui a joué avec efficacité et qui nous a constamment mis sous pression », reconnaissait après la partie Julien Sarraute, l’entraîneur columérin.
Il faut dire que face au troisième du championnat avant la journée, on a (un peu) retrouvé le Stade Montois des gros rendez-vous, vainqueurs de Biarritz (4e) et Oyonnax (1er) en début de saison. Un peu moins flamboyant offensivement certes – toujours sans les deux meilleurs marqueurs Naituvi et De Nardi, 9 essais à eux deux – mais bien plus solide défensivement. Les joueurs de Patrick Milhet n’ont d’ailleurs pas encaissé d’essai pour la première fois de la saison.
Le staff des jaune et noir avait beaucoup insisté dans la semaine sur l’image, après les mauvaises copies rendues par le Stade Montois. « Ce n’est pas possible de produire ce genre de prestation et de donner cette image négative de notre équipe », rageait d’ailleurs le manager landais. Il faut retrouver une équipe avec de l’envie, du caractère et montrer une autre image. » Ce qu’ont parfaitement fait les coéquipiers de Julien Cabannes, étouffant totalement une équipe columérine en manque d’idées.
« J’ai de la fierté car on a retrouvé le vrai Stade Montois, savourait Patrick Milhet. Je ne sais pas si on a bien joué au rugby, mais les joueurs ont fait le job. On a bien défendu, on avait cette volonté de stopper l’adversaire, de gagner nos collisions. Il y avait trois Montois sur un Columérin, c’est ce qu’il fallait, ne pas leur donner un centimètre de notre territoire. On a perdu une fois à la piaule (contre Agen, 11-33, NDLR), c’est fini. Sur le banc, on se disait même que rien ne pouvait nous arriver. Ce soir, on a eu le comportement qu’ont eu Rouen (28-23) et Massy (23-17) contre nous. Il faut réitérer cela contre tout le monde, pas seulement les grosses équipes. »
Les Montois, à l’image du deuxième ligne Romain Durand – qui, pour sa première titularisation de la saison a été omniprésent vendredi soir (58 mètres gagnés ballon en main, voir infographie ci-dessous) – semblaient en effet habités ce vendredi soir, pour rendre notamment hommage à Benoît Dauga, l’ancien international, joueur et président du Stade Montois, décédé la veille à 80 ans. Et transformés aussi, après avoir beaucoup échangé cette semaine, entre eux, avec le staff et après une intervention du président Jean-Robert Cazeaux.
« On s’est dit ce qu’on voulait faire, redorer le blason, retrouver des vertus et un collectif, poursuit le talonneur Simon Labouyrie. Il y a eu une prise de conscience collective et on a joint les actes à la parole. Face à une équipe rugueuse, il y a eu beaucoup d’accrochages mais il était important de montrer qu’on était là et de ne pas baisser la tête. Il y a eu un état d’esprit où tout le monde se bat les uns pour les autres, avec des mots d’encouragement, ce qui manquait lors des derniers matchs. Dès qu’il y avait une erreur, on baissait tous la tête. On ne sentait pas de rébellion et d’encouragements pour basculer sur autre chose. Là, le collectif a répondu présent pour rattraper tout ça. »
Et le Stade Montois (8e) est revenu à quatre points de la 4e place, avant un stage de cohésion de deux jours, qui devrait permettre de renforcer les liens du groupe et de mettre à nouveau des mots sur les maux du moment, pas encore totalement guéris.