Oui
Ils sont dans le coup
Malgré deux défaites lors de ses deux premiers déplacements (à Angoulême et Rouen), le RC Vannes est troisième de Pro D2 avant le deuxième bloc de matchs de la saison. À deux points du leader Grenoble, qui se présente ce vendredi à La Rabine. Les Bretons ont remporté leurs deux premiers matchs à domicile, contre deux places fortes du rugby français (Biarritz et Carcassonne), avant d’obtenir leur premier succès à l’extérieur chez un autre « gros » (Colomiers). Les Bretons ont pris le bon wagon, sachant que deux tiers des équipes classées dans le top 6 à l’issue du premier bloc s’y maintiennent en fin de saison.
La mayonnaise commence à prendre
Avec 16 arrivées pour douze départs, on peut aisément parler de nouveau cycle pour une équipe qui avait frôlé la finale d’accession en 2020 avant de redescendre dans le ventre mou la saison dernière (11e). L’équipe peine encore à maintenir son niveau de jeu pendant 80 minutes. Mais la mayonnaise commence à prendre, notamment grâce à la charnière reconstituée de Bayonne : Maxime Lafage (meilleur buteur de Pro D2 après cinq journées) à l’ouverture et le joker médical Hugo Zabalza à la mêlée. La nouvelle ossature du RC Vannes se dessine autour de joueurs très utilisés et performants comme John Afoa (168’de jeu) et Pat Léafa (198’) en première ligne, les Argentins de la troisième ligne Francisco Gorrissen (400’) et Juan Bautista Pedemonte (275’), ou encore le trois-quarts centre uruguayen Nicolas Freitas (361’).
Un recrutement en phase avec le projet de jeu
« On sentait la saison dernière qu’on avait besoin d’apporter de la nouveauté dans notre façon de jouer », expliquait le manager technique Jean-Noël Spitzer après la victoire convaincante contre Carcassonne. Avec 144 points inscrits cette saison (meilleur total de Pro D2), le RC Vannes est déjà très performant en conquête et en attaque, preuve que les combinaisons fonctionnent et que les joueurs apprennent à se connaître. Trois recrues ont déjà scoré cette saison : Nathanaël Hulleu (3 essais), Romaric Camou (1) et Théo Costossèque (1).
Non
Des cadres manquent encore à l’appel
Comme la saison dernière, le RC Vannes n’est pas épargné par les blessures. Le problème est qu’elles se concentrent sur des joueurs cadres (Nick Abendanon, Jérémie Abiven) et les avants (Cyril Blanchard, Eric Marks, Darren O’Shea, Karl Chateau). L’arrière Nick Abendanon n’a joué qu’un quart d’heure contre Carcassonne, avant de sortir sonné par un choc à la tête. Absent depuis le début de saison pour des douleurs musculaires, il est remplacé à l’arrière par des joueurs dont ce n’est pas le poste (Quentin Étienne, Gwenaël Duplenne). Et le troisième ligne Jérémie Abiven a été arrêté trois mois après une série de commotions. Il ne rejouera pas avant janvier.
Une Pro D2 de plus en plus dense
Il suffit de regarder le classement très serré après cinq journées pour mesurer le chemin qu’il reste à parcourir pour jouer les play-offs, qui ne concerneront que les six premiers à l’issue de la saison régulière. Le septième (Aurillac) n’est qu’à deux points de Vannes. Et de solides candidats se bousculent au portillon : Grenoble, Oyonnax (les deux prochains adversaires de Vannes), Mont-de-Marsan, Biarritz, Agen. Il faudra aussi compter avec les ambitieux Rouen, Colomiers et Montauban, voire Nevers. « La concurrence est dense et le calendrier de ce deuxième bloc ne nous permettra pas encore de faire beaucoup tourner l’effectif », prévient Spitzer.
Berguet, Leafa, Afoa – Iachizzi, Johnson – Gorrissen (cap), Bazin, Edwards – Zabalza (m), Lafage (o) – Freitas, Valleau, Costossèque, Hulleu – Camou. Remplaçants (à choisir parmi) : Bessonart, Béziat, Boulier, Burgaud, Duplenne, Étienne, M. Edwards, Holder, Kité, Leroux, Percillier, Tafili. Manager technique : Jean-Noël Spitzer.