Après un début de saison poussif mais après s’être remise sur les rails en Top 14 suite à sa victoire bonifiée face à Brive (33-13), l’Union Bordeaux-Bègles attaque sa cinquième campagne en Champions Cup, la troisième d’affilée, sur le terrain de Gloucester ce samedi (16 h 15). Si le club girondin est contraint de faire tourner son effectif en vue des échéances futures, il assure vouloir jouer cette Coupe d’Europe à fond…
Après un début de saison poussif mais après s’être remise sur les rails en Top 14 suite à sa victoire bonifiée face à Brive (33-13), l’Union Bordeaux-Bègles attaque sa cinquième campagne en Champions Cup, la troisième d’affilée, sur le terrain de Gloucester ce samedi (16 h 15). Si le club girondin est contraint de faire tourner son effectif en vue des échéances futures, il assure vouloir jouer cette Coupe d’Europe à fond.
Une bouffée d’oxygène cette Coupe d’Europe ? « On va dans un pays où il fait -4 °C, j’en ai connu de meilleures », sourit Julien Laïrle, l’entraîneur des avants de l’UBB. « Dire qu’on a plus la pression que face à Brive, ça serait mentir. Mais dire qu’on y va avec les claquettes et le maillot de bain, ce n’est pas ça non plus. On veut jouer cette compétition à 200 %. On a besoin de retrouver de la confiance dans notre rugby, entre nous. Pour cela, il est très important de ne pas galvauder les matchs. Ça pourrait nous faire plus mal à la tête qu’autre chose. On veut se donner les moyens de rivaliser face à un club anglais (Gloucester) et un club sud-africain (les Sharks). C’est une belle expérience. »
Demi-finaliste de Champions Cup en 2021 et 8e de finaliste en 2022, l’UBB ne peut pas se permettre de balancer cette compétition. « Il y a plein de gens qui rêvent de la jouer, ça serait ne serait pas bienvenu de ne pas la jouer à 100 %, confirme le talonneur Clément Maynadier. On a décidé de la jouer à fond. Ces deux dernières saisons, on a été éliminés par les deux équipes qui ont été championnes à la fin (Toulouse et La Rochelle). Il faut se donner les moyens de réussir, d’accrocher les matchs, d’aller chercher des points partout. C’est un format rapide où tu paies cash la moindre erreur. Mais c’est aussi excitant ».
Le format très court, en quatre matchs de poules (deux matchs aller-retour), laisse en effet des raisons d’espérer une qualification rapide et de vite créer une belle dynamique pour les échéances en championnat.
Les dix changements dans le XV de l’UBB pour ce déplacement à Gloucester pourraient mettre en doute les ambitions affichées. Matthieu Jalibert est en congés, Maxime Lucu et Sipili Falatea le seront la semaine prochaine (le club doit une semaine à ses internationaux d’ici la fin de l’année). Mais à ce moment de la saison, le turn-over est nécessaire comme l’explique Julien Laïrle : « On est obligé d’avoir une gestion d’équipe mais ce n’est pas dû au fait que ce soit la Coupe d’Europe. On a des mecs qui jouent beaucoup et qu’on doit faire souffler, on a des blessés… Derrière, l’enchaînement va être important avec trois matchs capitaux en Top 14 (La Rochelle, Montpellier, Bayonne) dont 2 réceptions. Ce n’est pas un turn-over pour lâcher la Coupe d’Europe. C’est pour gérer au mieux l’effectif parce qu’on a besoin de tout le monde. »
Pour ce premier déplacement en Angleterre, Falatea et Kaulashvili débuteront donc en première ligne, Douglas et Roussel seront associés en deuxième ligne, Tom Willis et Renato Giammarioli honoreront leur première titularisation sous les couleurs de l’UBB en troisième ligne, Holmes débutera à l’ouverture, Mori et Vili formeront la paire de centres et Cros sera aligné à l’aile.
L’UBB se rend chez l’actuel 4e de Premiership anglaise (5 victoires, 4 défaites) au jeu bien particulier. « C’est une équipe redoutable, très pragmatique, souligne Julien Laïrle. Elle maîtrise son jeu de pression. Les ailiers sont très bons sans ballon dans cette lutte aérienne. Ils cherchent à pousser l’adversaire à la faute pour dominer leur secteur privilégié qui est le ballon porté ».
Au Kinsholm Stadium, comme l’an dernier face à Leicester, l’UBB s’attendre à une pluie de coups de pied. « Ils se sont beaucoup inspirés du jeu de Leicester la saison dernière, poursuit le coach girondin. C’est la 2e équipe européenne à faire le plus de jeu au pied. Sur leur denier match, ils l’ont utilisé 42 fois, c’est énorme. Mais si Leicester s’appuyait beaucoup le pied pour occuper le terrain, Gloucester s’en sert pour mettre l’adversaire sous pression. On aura un match différent de celui face à Brive. Il faudra s’adapter. Il faudra faire un match un peu plus propre ».