l’essentiel Lise Arricastre a été sacrée, avec l'Équipe de France militaire de rugby, championne du monde à la fin du mois d'octobre, au terme d'une compétition rude et engagée dans laquelle personne n'attendait les Bleues. La Gersoise achève sa carrière internationale de la plus belle des manières.
La fin du match, Lise Arricastre, sortie à la 70e minute, l'a passée dos au terrain. "Je ne voulais pas risquer de mettre la pression aux filles, mais c'est très dur de ne pas être actrice et de ne rien pouvoir faire d'autre que d'encourager". Alors, quand le coup de sifflet final a résonné, la pilier de l'Équipe de France militaire "n'arrivait pas à y croire. Je me suis retrouvée championne du monde".

Les françaises ont rencontré le Vanuatu, les Tonga puis les Fidji, avant de retrouver la Nouvelle-Zélande en finale.
Les françaises ont rencontré le Vanuatu, les Tonga puis les Fidji, avant de retrouver la Nouvelle-Zélande en finale. Collection personnelle

Du 3 au 25 octobre, la première Coupe du monde de rugby militaire se déroulait à Auckland, en Nouvelle-Zélande, en parallèle de celle des civiles. Vingt-sept joueuses des trois armées et de la gendarmerie ont représenté les couleurs de la France, dont Lise Arricastre, originaire de Couloumé-Mondebat. Pendant deux semaines et demie, elles ont affronté quatre équipes, avant de s'imposer face aux "Black Ferns" militaires au terme d'un match engagé.
Pourtant, le chemin n'a pas été facile pour les Françaises, qui se sont inclinées dès leur premier match de poule, face aux Néo-Zélandaises. "On a un peu été prises au dépourvu, analyse Lise, qui joue actuellement au Lons rugby féminin. Il s'agissait d'une nouvelle aventure, avec une équipe nouvellement formée, dans laquelle certaines n'ont pas l'habitude de subir la pression d'une Coupe du monde".
C'est donc sans tristesse que les Bleues, déjà championnes à 7, approchent leur seconde rencontre, contre les Tonga. Elles la remportent sur le large score de 51 à 0, qui ne reflète pas l'engagement nécessaire sur le terrain pour arriver à la victoire. Le dernier match de poule, contre le Vanuatu, est lui aisément gagné face à une équipe en formation.
Les militaires françaises rencontrent alors, en demi-finale, les Fidji. "On s'est pris un mur, se souvient Lise, réserviste. Les joueuses avaient de très gros gabarits, ce qui nous a demandé beaucoup d'efforts". Un match rude gagné à la dernière minute, qui transporte l'équipe tricolore en finale, où elle retrouve la Nouvelle-Zélande. "Avant d'appréhender ce dernier match, on s'est demandé quel était notre "plus" par rapport aux "Black Ferns", raconte l'ex-internationale aux 73 sélections. Et notre force était qu'on avait dû se battre pour tous nos matches tandis qu'elles avaient survolé la compétition. Plus que l'esprit de revanche, on avait un seul objectif : gagner".

L'équipe de France militaire est donc la première à remporter le trophée mondial.
L'équipe de France militaire est donc la première à remporter le trophée mondial.

Au terme d'un scénario "dingue" et d'une pénalité passée à la 78e minute, "qui conclut de très belles actions", la France s'impose 9 à 8 sur le terrain des Néo-Zélandaises. Les Bleues sont sacrées. "On avait une position d'outsiders, on n'était vraiment pas attendues, assure Lise Arricastre. On s'est pris quelques bâtons dans les roues, on était un peu seules contre le reste du monde. Mais on voulait à tout prix ramener la Coupe à la maison".
Les Françaises sont donc les premières à remporter la Coupe du monde militaire. Une victoire qui vient consacrer "une équipe au top, avec des femmes qui se donnent la peine de réussir", estime Lise Arricastre, qui avait annoncé en juin sa retraite internationale après avoir appris que son aventure avec le XV de France prenait fin. 
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C'est d'ailleurs avec une grande émotion – "Ça fout encore les larmes"- que la Gersoise se livre.  "En 13 ans dans l'Équipe de France, on a perdu deux demi-finales de Coupe du Monde. On a gagné la médaille de bronze, mais ce n'est pas un titre", regrette l'ancienne internationale du XV de France féminin.  "On m'a offert, en participant à cette Coupe, de terminer sur une belle fin. Je rentre à la maison avec un titre mondial. C'est une belle revanche et une fin exceptionnelle", conclut Lise, qui espérait tant que ses anciennes coéquipières du XV de France, défaites en demi-finale face à la Nouvelle-Zélande, soulèvent elles aussi la coupe.
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