Battus à Nanterre (27-18) par le Racing 92, les Toulousains redescendent à la deuxième place du classement, laissant les Girondins prendre le leadership à la faveur de leur succès bonifié sur Clermont (25-9). Les deux équipes sont invaincues à domicile, mais l’UBB compte cinq matches à Chaban-Delmas alors que le Stade Toulousain n’a joué que quatre fois à Ernest-Wallon. Deux points les séparent, autrement dit qu’au moindre faux pas des Bordelais (ils se déplacent vendredi à La Rochelle), les champions de France, qui reçoivent Perpignan samedi) pourraient reprendre la tête.

Perdre 18-9 au Hameau, six buts de pénalité à trois, alors qu’ils accrochaient le résultat nul (9-9) jusqu’à douze minutes de la fin : les Parisiens peuvent l’avoir amère. Cette défaite, qui ne leur permet pas de revenir du Béarn ne serait-ce qu’avec un point de bonus défensif, sera pour eux longue à digérer dans la mesure où ils n’ont pas démérité. Et c’est pire pour les Brivistes, qui s’inclinent à Pierre-Fabre d’un point (23-22) : l’occasion était belle de faire tomber le Castres Olympique à domicile dans les neuf dernières minutes. Pas sûr que les Corréziens retrouvent pareille opportunité à l’extérieur, cette saison.

Ce n’est pas avec un succès aussi humide face à Biarritz dans un Mayol transformé en rizière que le RCT peut s’estimer sorti d’affaire. Patrice Collazo remercié, son successeur, Franck Azéma, n’a pas encore posé sa patte sur le fonds de jeu varois. Il a laissé ses adjoints préparer cette rencontre, remportée 13-9, et se concentre sur le déplacement à Marcel-Michelin, un stade qu’il connaît bien pour y avoir oeuvré pendant onze saisons. Voyage périlleux, donc, car l’exploit en terre auvergnate n’est pas inscrit au nouveau tableau de marche du RCT. Il faudra plutôt attendre la onzième journée (27 novembre) et la réception de Lyon pour juger de l’effet Azéma.

Après avoir débuté dans le Super Rugby au sein des franchises australiennes (Brumbies et Rebels) entre 2008 et 2011, il a découvert les championnats français : Pau et Albi (ProD2) puis Castres (Top 14) avant de rejoindre Perpignan. À 31 ans, le centre Sipa Taumoepeau donne la pleine mesure de son talent de perce-muraille et de finisseur au sein d’une attaque catalane décomplexée. La défense du Stade Rochelais en a fait les frais, encaissant trois essais (40e, 51e, 71e).
On garde le souvenir plutôt comique de son but de pénalité refusé à la 66e face au Stade Français pour avoir dépassé la limite d’une minute réglementaire. On a retrouvé samedi l’ouvreur All Black du LOU, Lima Sopoaga, maladroit sous la pluie au point de commettre un en-avant dans son en-but sur passe de son demi de mêlée, erreur qui profita au Springbok de Montpellier, Cobus Reinach, pour inscrire un essai de rapine à ses pieds. Lima, c’est pas bravo !
Ronan O’Gara (manager de la Rochelle, battu à Perpignan 22-13) : « Cette défaite est une énorme déception, c’est un vrai cauchemar. On a manqué d’agressivité. Vraiment, je le répète, et d’opportunisme. C’est un coup d’arrêt après une série de trois succès. C’est très frustrant et difficile à digérer. On paye notre incapacité à marquer. On ne mérite pas de gagner. C’est ça, le Top 14 : chaque week-end, c’est la guerre ! »

Ce week-end de doublon s’ouvrira avec un derby, celui de l’Atlantique, entre deux clubs qui ne s’apprécient pas. Ainsi La Rochelle recevra Bordeaux-Bègles (vendredi 21 heures) et ça devrait faire bouillir Marcel-Deflandre. Le Stade Français, lui, recevra Montpellier (samedi, 14h45) pour tenter de rejoindre le milieu du tableau. Le Racing 92 se déplacera à Brive, l’ancienne terre de son coach Laurent Travers (samedi, 17 heures) et ça s’annonce âpre. Tout comme sera relevé, pour clore cette dixième journée, le Clermont-Toulon (dimanche, 21 heures) qui signe officiellement les débuts sur le bord de touche de Franck Azéma dans le staff varois, lui qui fit les beaux jours de l’ASM.

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