Après le succès face à l’Afrique du Sud, samedi 12 novembre lors du deuxième match (sur trois) de la tournée d'automne 2022 (30-26), le tableau de chasse du XV de France est complet. À moins d'un an du Mondial à domicile, les Tricolores ne peuvent plus se cacher.
L’expression "taper fort" a hélas pris davantage de corps dans notre rugby moderne depuis ce France – Afrique du Sud mémorable avec deux cartons rouges dont un (Du Toit) qui tient plus de la violence que du jeu dangereux, auxquels il convient d’ajouter cinq protocoles commotion… Faudra-t-il bientôt un hôpital ambulant près du stade ?
On exagère bien sûr mais ce rugby commence à prendre des allures un peu trop dangereuses même si World Rugby prend des mesures pour protéger les joueurs. "Je n’ai jamais connu une intensité aussi énorme. C’était un peu la guerre sur le terrain", a admis Cameron Woki. Ceci est un autre débat… D’autant que c’est l’ADN de l’Afrique du Sud de jouer un rugby fait d’engagement physique jusqu’à la limite. Au point de la dépasser parfois.
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De fait, on a vu ce qu’on souhaitait voir, à savoir la France tenir son rang face au rugby le plus physique du monde. C’est en premier lieu ce qui réjouissait Fabien Galthié : "On savait qu’on allait rentrer dans une zone d’intensité, de dureté, de violence. Mais tu as beau le dire, tant que tu ne l’as pas vécu, tu ne sais pas vraiment de quoi tu parles. C’est la première fois qu’on affrontait cette équipe qui impose une telle intensité dans les collisions."
Avec ce douzième succès consécutif, les Bleus ont donc dominé toutes les meilleures nations mondiales et leurs différentes manières de jouer. Tel un caméléon, le XV de France s’est à chaque fois adapté au profil de l’adversaire. Et souvent, comme à l’image de ses deux derniers succès, il a su faire preuve de ressources mentales pour refuser la défaite dans les cinq dernières minutes. Alors que nous soulignions déjà la semaine dernière que l’équipe de France avait perdu quelques matchs dans le money-time.
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Si on ajoute un treizième succès consécutif probable face au Japon, dimanche à Toulouse, nous pouvons estimer que les Bleus ont marqué leur territoire. Ils ont ainsi fait le plein de confiance et montré à leurs futurs adversaires de la Coupe du monde (les All Blacks en match d’ouverture puis peut-être les Boks dans le tableau final), que les favoris c’était eux.
Le revers de la médaille, c’est que les Français ne vont pas aborder la Coupe du monde qu’ils jouent chez eux en tant qu’outsiders mais en tant que favoris. Ils ne peuvent plus se cacher et vont devoir l’assumer.
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Siya Kolisi, le capitaine des Sud-Africains fut le premier à rendre hommage aux Bleus : "La France est une équipe qui compte aujourd’hui. Une équipe complète avec un pack solide et des arrières qui savent saisir les opportunités. Ils savent ce qu’ils font, ce qu’ils doivent faire et savent s’y tenir. » En tout cas, ce statut de favori ne fait pas peur au capitaine Antoine Dupont : « C’est un statut auquel on se fait aussi parce qu’on se le provoque. Maintenant, toutes les équipes vont vouloir nous faire tomber."
Désormais, les Français avancent donc sans masque même si le Covid n’a pas vraiment pris fin…
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Ouh là … Doucement ! On est bien sûr PARMI les favoris… On a la confiance , les adversaires nous craignent , mais ils seront tous surmotivés et vont étudier notre jeu à la loupe.