Il y a comme un air de déjà-vu avec ce déplacement du Stade Rochelais à Paris, en ce samedi 3 décembre, à 21 h 05, pour un match de la 12e journée arbitré par Pierre Brousset. Pensez, la saison dernière, les Maritimes étaient allés affronter Paris le 5 décembre, en soirée, pour le compte de la 12e journée, dans un match dirigé par… M. Brousset. Et l’on ne voudrait pas porter l’œil aux Maritimes, battus 25-20 alors qu’ils menaient 20 à 6quelques minutes avant la pause, mais lors du match précédent, ils avaient décroché un succès convaincant à Deflandre face à Pau (36-8) quand…
Il y a comme un air de déjà-vu avec ce déplacement du Stade Rochelais à Paris, en ce samedi 3 décembre, à 21 h 05, pour un match de la 12e journée arbitré par Pierre Brousset. Pensez, la saison dernière, les Maritimes étaient allés affronter Paris le 5 décembre, en soirée, pour le compte de la 12e journée, dans un match dirigé par… M. Brousset. Et l’on ne voudrait pas porter l’œil aux Maritimes, battus 25-20 alors qu’ils menaient 20 à 6 quelques minutes avant la pause, mais lors du match précédent, ils avaient décroché un succès convaincant à Deflandre face à Pau (36-8) quand les Soldats Roses avaient vécu une grosse désillusion chez le promu biarrot (17-14).
Cette fois, les joueurs de Gonzalo Quesada – dont on sait déjà qu’il sera remplacé par Laurent Labit à l’issue de la saison – se sont pris les pieds dans le tapis à domicile contre Toulon (12-17), alors qu’ils étaient 4es, tandis que les Jaune et Noir croquaient le CO (53-7). De quoi se méfier, d’autant plus que la montée à la capitale (qui se fera cette fois en bus, en raison d’un mouvement de grève à la SNCF, plus idéal pour la cohésion que pour la récupération) n’a réussi qu’une fois aux hommes du président Merling depuis 2014 : 12-14 le 25 novembre 2018. Pour le reste, c’est une litanie de revers au mieux frustrants – la saison dernière, donc, mais aussi un 21-20 en février 2020 –, parfois vexants (35-13 en novembre 2020).
Brice Dulin n’est clairement pas un adepte du coup d’œil dans le rétroviseur. Ce qui alerte l’arrière, c’est surtout la situation de Paris, que les Rochelais ont expérimentée après la claque Paloise, à Marcel-Deflandre, fin octobre (21-38) : “Quand on perd à domicile, on veut se rattraper pour repartir sur une bonne dynamique et montrer que pour s’imposer chez soi, c’est compliqué. On sait qu’il y aura une grosse réaction du Stade Français, à nous de trouver les solutions au fur et à mesure du match pour exister. »
Les problèmes posés par le Stade Français au club à la caravelle sont identifiés depuis des années, et l’on a encore pu en avoir un aperçu lors du match amical perdu par les Maritimes en août à Deflandre (5-7) : une agressivité importante dans les rucks, une grosse conquête et une défense en mode « tondeuse à gazon » dans les chevilles des gros porteurs rochelais. « On a toujours du mal à manœuvrer cette équipe mais on a bien analysé la rencontre, le jeu de dépossession sera super important, prédit Romain Carmignani. Comme à chaque fois à l’extérieur, on n’aura que 4 ou 5 occasions, il faudra qu’on soit très concentrés sur ça. J’espère qu’on sera au rendez-vous. À nous de bien tenir la balle, notre jeu au pied sera super important. On a pas mal de forces aussi. »
La démonstration face au vice-champion de France tarnais l’a en effet rappelé avec vigueur. Cependant, les Jaune et Noir ont aussi une faiblesse, ces derniers mois, qui n’est autre que leur manque de constance. Les grosses performances ne manquent pas dans leur cursus, mais elles sont parfois suivies de désillusions donnant au parcours des airs de montagnes russes. L’exemple le plus récent n’est autre que la gifle paloise ayant suivi un succès bonifié contre Toulon puis une défaite plus qu’honorable à Toulouse malgré le carton rouge précoce de Reda Wardi.
« Depuis le début de saison, ce n’est pas évident. Comme toutes les équipes, le défi dans un tel championnat, c’est d’être constant et de répéter des performances de haut niveau tous les week-ends malgré le fait que les adversaires et le cadre changent, admet Thomas Lavault. Ce week-end, ce ne sera pas chez nous, on n’aura pas la chance d’être soutenus par notre public même s’il va sans doute se déplacer. On doit se concentrer sur nous, garder les standards de la semaine passée et les améliorer, même, si possible. Les certitudes, on les a, elles ne sont pas de retour. Mais ça rassure, forcément de faire un match abouti même si on aurait pu éviter de prendre un essai. »
« On le répète depuis des années, il faut être capable de grappiller le moindre point ou la moindre victoire tellement c’est serré, même si on a l’impression de dire chaque saison que ça l’est de plus en plus, complète Brice Dulin. On va basculer prochainement en Coupe d’Europe, on sait que décembre et janvier sont primordiaux pour bien basculer dans la saison, on a hâte d’entrer dans cette période pour performer. » « On peut se retrouver 6e ou 7e en cas de défaite. Soit on conforte notre 2e place et on bascule sur la Coupe d’Europe, soit on se remet en bas du top 6 », conclut Thomas Berjon à propos de l’enjeu de la rencontre. Rien de nouveau, donc, ce qui ne serait pas le cas d’un succès à Jean-Bouin…

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