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Fletcher Smith, le nouveau demi d’ouverture de Lyon, a accepté de se confier sur ses débuts en Top 14.
Nommé en 2018 et 2019 pour la récompense de meilleur joueur du NPC, vous n’avez jamais réussi à vous imposer en Super Rugby, au point de choisir l’exil a seulement 25 ans. Comment l’expliquer ?
Ça a été une combinaison de plusieurs facteurs, entre les blessures, la concurrence… La réalité, c’est que je n’avais pas beaucoup de temps de jeu en Super Rugby. C’est pourquoi j’ai rejoint le Japon. Mais pour tout vous dire, j’ai passé là-bas deux saisons assez difficiles sur le plan de l’adaptation, que ce soit au sujet du style de vie ou des contraintes sanitaires. Et puis, j’avais toujours eu en tête de rejoindre l’Europe. Quand j’ai eu cette opportunité à Lyon, je l’ai saisie au vol.
Vous parliez de concurrence. En 2019, vous étiez la doublure de Beauden Barrett chez les Hurricanes !
J’ai eu la chance de le cotoyer lors de ma première saison avec les Hurricanes, c’est vrai… Et c’est paradoxalement celle où j’ai le plus joué en Super Rugby ! Cela a été une chance d’apprendre à ses côtés, de voir l’exigence qu’un joueur comme lui apporte à son entraînement quotidien.
Il se dit que lorsque Lyon vous a contacté, vous étiez en vacances en Croatie…
Effectivement, je voyageais avec des amis du lycée ! Ça a accéléré mon transfert… Il ne me restait plus que trois jours avant le grand retour, alors j’ai pris un avion pour aller signer mon contrat à Lyon, et je m’y suis installé dans la foulée. C’est un des avantages d’être célibataire, on n’a à se soucier que de soi-même (sourire).
Votre intégration a été si précipitée que pour votre premier match au Racing, vous avez été déchargé du jeu au pied pour vous concentrer sur l’animation…
C’était un peu frustrant, mais je savais aussi que c’était pour faciliter mon intégration et que je me concentre seulement sur certains aspects de mon jeu. En plus, Léo Berdeu est excellent dans ses tirs au but et ses coups d’envoi, il n’y avait pas de raison que je prenne tout le jeu au pied à mon compte. La semaine suivante contre le Stade français, c’était du coup très différent, parce que Léo était blessé. Mais j’avais au moins eu ce premier match pour m’acclimater à l’équipe, et une semaine d’entraînement en plus. J’avais davantage de responsabilités, notamment celle des tirs au but, mais j’étais heureux de les prendre car c’est ce que veut mon poste.
Le style du Lou a-t-il accéléré votre intégration, ainsi qu’en a témoigné votre essai contre Paris ?
C’est vrai qu’avec un manager porté sur le jeu comme Xavier et un entraîneur néo-zélandais comme Kenny Lynn, je me suis vite senti à l’aise avec le style de jeu de l’équipe. C’est souvent une crainte pour un Néo-Zélandais lorsqu’il arrive en Europe, il craint toujours d’avoir beaucoup à jouer au pied. L’identité de l’équipe est davantage portée sur le jeu à la main, le jeu débout et la prise d’initiatives. Cela me va très bien…
Qu’avez-vous pensé de la prestation de Clermont contre La Rochelle dimanche ?
On a bien observé la vitesse des montées défensives clermontoises, qui vise à imposer de la pression, provoquer des erreurs. Pour une équipe qui aime porter le ballon comme la nôtre, ce sera un challenge. J’ai cru comprendre que Lyon n’avait jamais gagné de toute son histoire à Clermont, et rien que ça, c’est un sacré défi.
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