Les Bleus affrontent les Wallabies australiens, leurs derniers tombeurs, ce samedi soir, dans le cadre de la tournée d’automne. Depuis ce revers subi à l’été 2021 en Océanie, les joueurs de Fabien Galthié ont conquis dix succès.
Les tests d’automne, à commencer par celui que la France va disputer (21 heures) à Saint-Denis contre l’Australie, donneront l’occasion à Antoine Dupont et compagnie de marquer un peu plus leur territoire à moins d’un an d’une Coupe du monde qu’ils rêvent de soulever devant leur public.
Les hommes de Fabien Galthié ne veulent pas encore (trop) en parler. Si proche, si loin, le Mondial-2023 (8 septembre – 28 octobre) se dresse, monumental, au bout d’une saison à part dont ils préfèrent aborder progressivement les étapes. La première se présente ce week-end face aux Wallabies, la dernière formation à les avoir battus : c’était en juillet 2021, au cours d’une tournée estivale aux antipodes sans la plupart des cadres. Les Bleus ont enchaîné depuis dix victoires, dont une fondatrice sur les All Blacks (40-25) et un Grand Chelem dans le Tournoi des VI nations, le premier depuis 2010.
Libérés d’un poids avec ce premier titre après avoir plusieurs fois tourné autour depuis l’arrivée du sélectionneur, il y ont aussi acquis un nouveau statut sur la scène internationale. « Nous sommes beaucoup plus attendus qu’il y a deux ans. Nos résultats parlent pour nous », assume le meilleur joueur mondial de l’année 2021 qu’est Dupont, conforté comme capitaine malgré le retour de blessure de Charles Ollivon. « Nous avons des bases, notre série de victoires qui nous permet d’être forts mentalement et d’avoir une certaine sûreté, appuie le deuxième ligne Cameron Woki. Nous avons cette étiquette de favoris, que nous avons envie de conserver. Et, pour ça, il faut gagner des matches, tout simplement. »

« Il y a un socle fort, celui de l’expérience collective et de la performance » Fabien Galthié, sélectionneur
 
Après cette entrée et avant le Japon en dessert, la France se mesurera, le 12 novembre dans la chaude ambiance du Vélodrome à Marseille, à la seule nation majeure qu’elle pas encore épinglée à son tableau de chasse depuis le début de l’ère Galthié : l’Afrique du Sud, championne du monde sortante. « C’est important d’arriver à la Coupe du monde en se disant qu’on peut battre tout le monde, estime le trois-quarts centre Gaël Fickou. Sans manquer d’humilité, notre but, c’est de gagner les trois prochains matches pour continuer à écrire notre histoire, rester invaincus, passer premiers au ranking. Tout ça. »
Actuellement 2e du classement World Rugby, derrière l’Irlande, après en avoir brièvement occupé la tête, la France avance avec de plus en plus de certitudes sur son jeu et son effectif. L’entraîneur n’a procédé qu’à quatre changements par rapport au XV de départ du match du Grand Chelem contre l’Angleterre, tous dictés par des problèmes physiques (Paul Willemse, François Cros, Gabin Villière, Melvyn Jaminet). « On voit qu’ils (les coaches) gardent une ossature forte, confirme Fickou. Pour gagner une compétition, il faut une alchimie, que les mecs se connaissent. » « Cette équipe premium a 87 % de victoires, rappelle Galthié. Il faut continuer à progresser, bien sûr, à créer une émulation. Mais il y a un socle fort, celui de l’expérience collective et de la performance. »
Signe de leur importance sous le maillot bleu, le pilier gauche Cyril Baille et le demi d’ouverture Romain Ntamack sont titulaires sans avoir quasiment joué ces deux derniers mois. Ils seront relancés directement dans le grand bain devant une Australie capable du pire comme du meilleur à l’occasion du récent Rugby Championship et vainqueur au forceps de l’Écosse (16-15), la semaine passée à Édimbourg.
FRANCE  : Ramos — Penaud, Fickou, Danty, Moefana — (o) Ntamack, (m) Dupont (cap.) — Ollivon, Alldritt, Jelonch — Flament, Woki — Atonio, Marchand, Baille.
Remplaçants : Mauvaka, Priso, Falatea, Taofifenua, Geraci, Macalou, Lucu, Jalibert.
AUSTRALIE  : Campbell — Kellaway, Ikitau, Foketi, Wright — (o) Foley, (m) White — Hooper, Valetini, Holloway — Neville, Frost — Tupou, Porecki, Slipper (cap.).
Remplaçants : Fainga’a, Gibbon, Robertson, Skelton, Samu, Gordon, Paisami, Hodge.
Arbitre  : Jaco Peyper (AfS).
Samedi
Écosse – Fidji 28-12
Italie – Samoa 49-17
Roumanie – Chili 30-23
Pays de Galles – Nouvelle-Zélande 23-55
Espagne – Tonga 6-40
Irlande – Afrique du Sud 19-16

Dimanche
15 heures : Géorgie – Uruguay
15 h 15 : Angleterre – Argentine
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